May 1, 2020

Ninjala : ça passe ou ça casse

Ninjala, c’est le tout nouveau jeu compétitif de Nintendo. À première vue, il ressemble à ce que donnerait un mariage entre Splatoon et Fortnite. En attendant sa sortie prévue à la fin du mois de mai, ce Battle Royale nous a laissé entrer sur le seuil de sa porte grâce à l’ouverture de sa beta. Voici donc notre avis après un premier contact pour le moins curieux. Le Battle Royal selon Nintendo La nouvelle licence de Nintendo Ninja s'inspire des tendances actuelles : un Battle Royal qui rassemble huit joueurs dans une arène. Le jeu, ou du moins le mode que nous avons essayé répond à une première règle universelle : chacun pour sa pomme. Assurer la victoire dans cette compétition nécessite d'atteindre le haut du podium. La mission principale consiste à détruire les drones éparpillés sur la carte. Ils réapparaissent encore et encore pendant un temps imparti. Il faut donc faire preuve de rapidité pour les anéantir avant les autres joueurs. Les affrontements entre les joueurs peuvent faire gagner ou perdre des points. Le nombre de morts est comptabilisé et influence le classement. Le niveau, toujours visible sur l’écran, indique la place occupée en temps réel ce qui rajoute un peu d’excitation pendant la partie. Et comme la partie fonctionne sous un temps limité, le stress et l’urgence participent également à cette euphorie. Cette expérience se rapproche de ce qu’on peut ressentir avec un Splatoon | sponsored=false et même un Mario Kart | sponsored=false. Chaque match rapporte des points d’expérience pour faire grimper le niveau et des récompenses cosmétiques ou fonctionnelles sont distribuées. Concept malin, gameplay incertain Entre sa direction artistique cartoonesque, la personnalisation de l’équipement, les compétences et accessoires à acquérir, la nervosité des affrontements et la légèreté des déplacements, le concept du jeu a de quoi séduire. Rapidement, on sent que Ninjala contient un énorme potentiel avec son côté stratégique et la progression accordée aux joueurs. Combattre au sol ou dans les airs, multiplier les combos, marcher sur les murs, jouer à pierre-feuille-ciseaux lors des joutes et les différentes armes à portée de main… Tout cela provoque une grande satisfaction. Mais aussi, de la frustration. Car malheureusement, maîtriser ce gameplay s’avère compliqué. Les trois séances de découverte de la beta duraient pour chacune d’entre elles une heure. Sur les deux sessions testées, dont une réduite à 10 minutes à cause des serveurs, la bonne compréhension du gameplay n’a rien de très évident. Honnêtement, après ces parties, cela me paraît encore un peu confus. Le tutoriel imposé au début n’explique même pas toutes les commandes réalisables. Le mode entraînement et le dojo pour patienter pendant la recherche d’autres joueurs n’offrent pas assez de cadres pour appréhender et mémoriser les actions. Résultat, les combats sont peu lisibles et le rendu brouillon. Une démo équivoque Si nous devions qualifier notre première impression de Ninjala, ce serait quelque chose de l’ordre de l’ambivalence. Cette démo ne donne pas une très bonne image du jeu qui ne paraît absolument pas terminé. C'est vrai, il s’agit d’une beta. Mais pour une sortie prévue dans un mois à peine, certains signes inquiètent.. Les parties s’encombrent parfois d'imprécision avec la présence de petits bugs, de lag et de déconnexion intempestive. Tout ceci dépend-il d'une saturation des serveurs ou bien s‘agit-il d’un problème d’optimisation du jeu qui gère difficilement tout ce que doit afficher la carte ? Cette dernière option serait très pénalisante. En additionnant le modèle économique de Ninjala avec le contexte exceptionnel dans lequel nous vivons en ce moment, nous devions être très nombreux à essayé cette démo. Le risque de voir les serveurs crasher dès la sortie du jeu paraît presque inévitable. Un fiasco qui perdrait beaucoup de joueurs sur la route. Le 27 mai, ça passe ou ça casse. Croisons les doigts pour que cela n’arrive pas, car encore une fois, ce Battle Royale acidulé présente de très bons arguments. Ninjala devrait avoir de beaux jours devant lui. Déjà parce qu’il est gratuit et que par conséquent, beaucoup de personnes vont l’essayer. Ensuite, parce que la nervosité et la satisfaction produite par le contrôle de l’avatar à de quoi accrocher les joueurs et les joueuses. Enfin, les nombreux contenus à débloquer ainsi que les échelons à gravir donnent envie d'enchainer les parties. Le concept est encourageant, mais des interrogations demeurent.Combien de temps faut-il pour maîtriser toutes les actions proposées dans un combat ? La Switch en a-t-elle assez dans le ventre pour que le jeu reste fluide ? Que nous réserve le 4vs4 ? 3

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